• Slice of life
  • Casterman
  • 13 septembre 2017
  • 184 pp

Résumé

Elle a perdu
son sein gauche,
son job
et son mec.

Elle ne le sait pas encire,
mais c’est le meilleure jour de sa vie.

Mon coup d’oeil

J’ai entendu parler de cette BD à la télévision et je l’ai tout de suite noter sur ma wish list ! Seul soucis, lorsque je me suis rendue dans ma librairie spécialisée comics, bd et mangas (Le Comic Strips Cafe à Antibes), c’était la rupture de stock. Il a fallu que je patiente encore un peu avant de pouvoir l’avoir.

Lorsque je suis arrivée chez moi en sa possession, j’ai contemplé la première de couv’, sublissime ! J’ai tout de suite été happée par cet univers muet et coloré. D’ailleurs, il y a certains codes du cinéma muet que l’on retrouve, notamment avec le procédé du « carton » !

Dès les premières pages, on tombe dans un univers complètement loufoque (peut-être pour dédramatiser la situation qui touche notre protagoniste ?). Comme les mots sont quasi inexistants, les astuces pour nous faire comprendre les états d’âmes des différents personnages sont intelligentes et subtiles. Que de métaphores ! Je pense en particulier à la petite posture zen dans la bulle du compagnon qui s’apprête à entrer dans la chambre de l’hôpital.
Mettre une pomme dans un soutien-gorge corbeille est une autre de ces belles images.

Je trouve que l’héroïne est superbe, on ressent toute sa lutte naturelle (évidente) pour retrouver ou plutôt pour rehausser une féminité « altérée » (mais l’est-elle réellement ?).
Tellement de références à différents styles et univers dans cet album : « Big sister nous regarde ». C’est une mine de figures de style !
La page 69 est tellement parlante, cœur brisé dont les deux morceaux sont à l’opposé l’un de l’autre. Une relation qui se termine. Un compagnon enfermé dans le passé, une jeune femme qui s’efforce d’aller de l’avant… !

J’ai adoré aussi l’univers des parents de ce compagnon. En deux pages, on a tous les éléments pour échafauder le passé de cet homme, son éducation. On comprend alors pourquoi il n’arrive pas à accepter la situation d’Elisabeth…
Bref, vous l’aurez compris, je ne pourrai pas tarir d’éloges sur cette oeuvre singulière, atypique, originale. Elle vaut le détour !

Restez bien accrochés à la perruque, parce que la suite décoiffe ! Et gardez à l’esprit que :

No body is perfect, Elizabeth.

Une véritable explosion d’émotions, d’inventions, de créativité. Belle leçon d’acceptation, d’amour de soi et des autres. Belle Ôde à la femme, à la féminité (aussi chez l’homme avec Nino) qui s’exprime dans tous les corps quels qu’ils soient et de façons totalement diverses.

Belle Ôde à la vie…
Une bande dessinée qui vous fera passer par une multitudes de sentiments. Un pur joyau. Je recommande vivement !

 

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