• Philosophie/Histoire des religions
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  • 17 janvier 2013
  • 262 pp

Résumé

Des déesses mères de la préhistoire au grand horloger de Voltaire, en passant par le Dieu de la Bible et du Coran ou le divin impersonnel des spiritualités orientales, Frédéric Lenoir nous entraîne dans l’histoire foisonnante des croyances et des représentations de Dieu.

Répondant aux questions de la journaliste Marie Drucker, il adopte la posture distanciée du philosophe et de l’historien, même s’il accepte aussi, dans l’épilogue de l’ouvrage, de livrer son sentiment personnel sur cette question qui traverse, et parfois enflamme, les dix derniers millénaires de l’humanité.

Mon coup d’oeil

L’histoire de cet article est rocambolesque ! Si tout se déroule pour le mieux, c’est la troisième fois que je l’écris. Je l’ai donc perdu par deux fois en faisant la même mauvaise manipulation. C’est à se demander si mon subconscient ne me ferait pas passer un message subliminal ?

Enfin bref, laissons ces allusions psychologiques de côté pour écrire de nouveau sur ce livre que ma tante m’a offert lors du salon du livre de Mouans-Sartoux. Livre dédicacé !

J’étais à la recherche d’un pareil ouvrage depuis un petit moment tant les questions spirituelles me taraudaient mais je ne m’étais jamais vraiment lancée – mises à part les lectures de développement personnelles qui peuvent évoquer la question.

J’ai été contente de pouvoir découvrir ce bouquin, toutefois en lisant la quatrième de couverture une pointe de déception m’a piquée. L’écriture est sous forme d’interview et j’ai eu peur que ça me freine mais finalement, cela n’a pas eu d’incidence sur le fond.

En adoptant la position de l’historien, Frédéric Lenoir nous propose de découvrir les fondements des croyances, leurs différences et leurs ressemblances. Il révèle aussi la sémantique et l’étymologie de thèmes qui tendent à se confondre dans notre idée du divin : le sacré, la foi, la croyance et la religion se distinguent et peuvent mener vers des expériences diverses. Cet aspect est un de ceux qui m’a le plus intéressée car j’ai pu y trouver un écho en moi.

De l’animisme aux monothéismes, en passant par les sagesses orientales comme le bouddhisme, l’hindouisme ou le taoïsme, l’éventail qui nous est dévoilé est enrichissant. Ces entretiens, selon moi ne peuvent faire apparaître ou aiguiser une conviction, mais ils peuvent servir de base pour un travail de recherche et d’introspection plus profond par la suite.

En outre, un chapitre qui m’a vraiment marqué est celui qui traite de la misogynie dans l’expérience que l’Homme a de Dieu. Pour que vous puissiez vous faire une idée de la teneur de ce livre, je partage avec vous sa table des matières :

Avant-propos, par Marie Drucker

I. Préhistoire et chamanisme
II. Naissances des déesses… et des dieux
III. Les juifs ont-ils inventé le monothéisme
IV. Jésus : Dieu est amour
V. Expérience du divin et quête d’immortalité
VI. L’Absolu impersonnel des sagesses orientales
VII. Le Dieu de Mohamed
VIII. Foi et raison : les philosophes, la science et Dieu
IX. L’athéisme
X. Violence, misogynie, sexualité, réprimée : Dieu est-il fanatique ?
XI. Quand Dieu pare au cœur
XII. Quel avenir pour Dieu ?

Epilogue, par Frédéric Lenoir

Cet épilogue est la cerise sur le gâteau, ce que j’attendais depuis le début d’un tel livre : le récit de l’auteur sur son expérience personnelle du sacré, de la croyance et de la foi. Un beau partage qui peut mener sur sa propre voie.

Je le répète un livre intelligent à lire et enrichissant qui ne se veut pas subjectif et du même coup influencé.

Malgré tout j’empreinte de la partie la plus intime deux citations pour clore cette chronique :

« Dieu, nul ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli. […] Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » (Jean, 1, 4), p. 256. 

 » […] Je crois que le clivage le plus profond n’est pas entre les croyants et les non-croyants, mais entre les tolérants et les intolérants, entre les dogmatiques et les non-dogmatiques », p. 261. 

En somme, peut-être que tout à tient au sens que l’on met derrière « Dieu ». En somme, peut-être que tout tient à ce que l’on souhaite vivre avec les autres.

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