• Fantastique
  • Grasset jeunesse
  • 11 mars 2015
  • 464 pp

Résumé

Au milieu d’un océan de détritus composé de tous les rebuts de Londres se dresse la demeure des Ferrayor. Le Château, assemblage hétéroclite d’objets trouvés et de bouts d’immeubles prélevés à la capitale, abrite cette étrange famille depuis des générations. Selon la tradition, chacun de ses membres, à la naissance, se voit attribuer un objet particulier, dont il devra prendre soin toute sa vie. Clod, notre jeune héros, a ainsi reçu une bonde universelle – et, pour son malheur, un don singulier : il est capable d’entendre parler les objets, qui ne cessent de répéter des noms mystérieux…
Tout commence le jour où la poignée de porte appartenant à Tante Rosamud disparaît ; les murmures des objets se font de plus en plus insistants ; dehors, une terrible tempête menace ; et voici qu’une jeune orpheline se présente à la porte du Château…

Mon coup d’oeil

Tout d’abord, je vous prie de m’excuser. J’écris la présente chronique alors que je n’ai pas lu ce livre depuis un moment. Presque un an pour tout vous dire. De fait, mes souvenirs sur l’histoire ne sont pas aussi précis que je le souhaiterais (à l’époque, je n’étais pas encore totalement lancée dans l’écriture de chronique, je n’ai pas pris de notes. De surcroît, j’ai prêté mon livre à ma meilleure amie). J’espère qu’elle vous incitera tout de même à la lecture.

Les ferrailleursle château, promet une histoire innovante. Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas tombée sur une oeuvre jeunesse aussi originale ! Edward Carey nous plonge tout de suite dans son univers. Il nous happe par ses propres illustrations « burtoniennes ».  Un monde unique, noir, et angoissant. Comme les Ferrayor.

La Richissime famille vit sur une montagne de détritus (source de leur fortune) au sein d’un château poussiéreux, étouffant et vivant. Non au sens de vivifiant. Le monument en lui-même paraît « en vie ». Les meubles, les objets, ses organes participent à cette vie.

Grâce à Clod Ferrayor (personnage principal) et les autres membres de la famille, nous découvrons les étranges lieux et liens qui les relient tous. Et tout de suite, nous sentons que quelque chose se trame ici et dans la ville. Les Ferrayor ont la main mise sur les détritus et les pauvres habitants de Fetidbotough, le quartier à la périphérie de l’imposante demeure.

En outre, les objets ne sont pas ce qu’ils semblent être. Clod quoique timide et effacé découvrira, grâce à son oreille « fine », un important secret de famille. Et tout ce qu’il croit connaître disparaîtra dans une tempête d’objets.

Qu’est-ce qui se trame derrière les murs de sa maison ? Que manigancent ses proches et surtout son grand-père, ce chef de famille absent et pourtant si puissant ?

Toutes ces questions, qu’il n’aurait jamais eu l’idée de se poser, vont émerger grâce à la venue de Lucy, une jeune fille pauvre et orpheline, employée par la famille comme servante. Petite voleuse enflammée, elle n’a pas sa langue dans sa poche. Elle sera un goût de révolte et de liberté pour Clod. Tous deux vont vivres des aventures hors du communs et parfois tragiques en tentant de déceler la vérité sur les Ferrayor.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome par son originalité évidente. Les illustrations ont apporté un vrai plus à l’histoire. Elles font aussi l’histoire et donnent un caractère particulier à la patte de l’auteur. Par ailleurs, c’est une des choses qui m’a donné envie de le lire.

Je me suis attachée immédiatement à Clod, je n’ai jamais douté de son potentiel latent… J’attends le moment où il s’épanouira et se libérera du joug familial. A contrario, j’ai eu plus de mal avec Lucy, même si au fur et à mesure, j’ai appris à l’apprécier.

En ce qui concerne les autres membres de la famille, très souvent, je les ai détestés et pour cause. Le cousin Moorcus, Pinapily et beaucoup d’autres m’ont hérissé le poil.
Tummis est le seul membre des Ferrayor (en plus de Clod) qui m’a attendrie…

Les différents chapitres dépeignent différents personnages et donc différents points de vues. L’atmosphère et l’ambiance prennent une grande place dans le récit. La lecture m’a paru lente parfois mais la curiosité pousse au-delà.

Un petit coup de cœur, singulier, étonnant qui vaut le détour. Je le conseille !

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