• Jeunesse/ Fantastique / Psychologique
  • Grasset Jeunesse
  • 20 avril 2016
  • 224 pp

Résumé

Une nuit d’été
Un enfant
Des fantômes
Un secret

Mon coup d’oeil

Hugo de la nuit, par sa magnifique couverture m’a tout de suite tapé dans l’œil. J’ai été happé par le monde qu’il me miroitait.

J’ai dû être patiente avant de pouvoir connaître le secret. Quelle aventure ! Originale, l’histoire ne ressemble à aucun autre récit que j’ai pu lire.

Le lieu est atypique. L’accent du sud siffle à nos oreilles comme le jouet de Fanette, on voit la maison, on sent les délicieux repas d’Aza, bref on s’y croirait. Et je ne parle pas du cimetière, monde d’exploration qui fait bouillir notre imagination.

Alors les fantômes et les zombies attaqueront-ils la maison ? Peut-être que la fin du monde annoncée par Hugo n’est pas si lointaine ?

Sous un problème économique qui assaille les parents du garçon et fait vaciller leur stabilité familiale, un autre plus personnel, plus intime va surgir.

Dans une brutalité que je n’aurais pas soupçonnée, le héros « se perd ». En tant que lectrice, j’ai été assez déboussolée et je ne voyais pas de happy end après cet événement. Pourtant, j’avais toujours un infime espoir.

J’ai continué la lecture et découvert le monde des fantômes. Génial ! Un gros coup de cœur pour tous les personnages de l’autre-monde (mis à part les morts-vivants). Avec une légère préférence pour le père Poudevigne qui vaut vraiment le détour. Des caractères bien trempés et hilarants. J’ai ris à leur côté bien plus qu’avec les vivants.

Les esprits arriveront-ils à sauver Hugo et sa famille ? La réponse n’apparaît pas avant la toute fin et on a bien du mal à croire au dénouement tant on se perd dans des péripéties de plus en plus loufoques.

Mais Bertrand Santini par son génie révèle toute la psychologie d’Hugo. Un personnage vrai qui nous rappelle son jeune âge que l’on peut oublier au fil de la lecture.

Je devrais relire tout de suite ce roman car il possède des richesses que l’on ne remarque pas au premier regard. C’est une écriture ponctuée de petits cailloux blancs qui nous mène vers la révélation finale, des indices donnés à ceux qui les saisissent.

Une lecture pleine de surprises, de beauté et de magie. Des leçons de vie et de mort. Le petit plus, des nouveaux mots à apprendre par une joute d’insultes savantes…

La vie n’était pas si sérieuse et la mort pas si méchante, p. 9

Une belle pépite scintillante comme une étoile ce Hugo de la nuit !

©Signature