• Slice of life
  • 10/18
  • 2 septembre 2015
  • 355 pp

Résumé

À Nagoya, ils étaient cinq amis, inséparables. L’un Akamatsu était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui était sans couleur. Puis Tsukuru a gagné Tokyo. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans raison. Pendant seize ans, celui qui est devenu architecte a vécu séparé du monde. Avant de rencontrer Sara. Pour vivre cet amour, Tsukuru devra entamer son pèlerinage et confronter le passé pour comprendre ce qui a brisé le cercle.

Mon coup d’oeil

J’apprécie particulièrement Haruki Murakami, il propose des romans initiatiques bouleversants, quoiqu’un peu dérangeants dans leur étrangeté.

Au commencement de ma lecture j’ai eu peur de ne pas accrocher. En lisant plusieurs livres d’un même auteur, je me lasse. Heureusement, ça n’a pas été le cas ici. L’histoire m’a intriguée tout de suite. Tsukuru est proche de la non-existence. Pourtant, il vit, il travaille mais son chemin est si flou qu’il paraît insaisissable. Fantasmagorique.

Cependant, c’est bien le héros qui est hanté. Hanté par les non-dits de ses amis qu’il ne peut soupçonner. Les questions n’en finissent pas de fuser à ce sujet au fil de la lecture. Elles m’ont tenue et des doutes effroyables sur Tsukuru m’ont rongée. A-t-il commis l’irréparable ?

J’ai passé des nuits à lire pour trouver des réponses et du réconfort. Mais j’ai un peu trop tiré sur la corde. Une fois la réponse obtenue, j’ai commencé à perdre mon intérêt pour l’histoire.
Arrivée non loin de la fin, j’ai pu tenir. Malheureusement, j’ai trouvé qu’elle tombait un peu à plat. En définitive, elle est comme le héros, incolore. En ce sens, elle convient parfaitement.

C’est bien un livre « Murakamien », tout en étrangeté. Une histoire à la lisère de l’irréel. Une lecture que j’ai appréciée malgré tout mais qui n’est pas un coup de cœur.

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