• Polar
  • Pocket
  • 4 mai 2016
  • 544 pp

Résumé

Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant…
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil. Le compte à rebours a commencé.
Qui est vraiment Malone ?

Mon coup d’oeil

Vous ne verrez pas souvent de polars ou de thrillers dans mes lectures. C’est un genre que je n’affectionne pas particulièrement. Cependant, quelques fois, j’ai envie de voir si mon opinion change. C’est pour cela que j’ai choisi Maman a tort de Michel Bussi. Déjà pour son titre, ensuite pour sa quatrième de couverture intéressante.

Comment expliquer mon expérience de cette lecture ? Elle a été longue. Les premiers jours, j’ai beaucoup lu mais, l’histoire morcelée ne m’a pas emportée complètement. J’avais hâte de voir s’éclaircir le flou autour du petit Malone. De fait, dès que l’affaire parallèle du braquage revenait, je la passais très vite.

Bien entendu, cette affaire n’est pas là par hasard, je l’ai tout de suite su. Néanmoins, ça a été lent (de mon point de vue) à se mettre en place. Aussi, j’ai perdu un peu d’envie. Ce livre est devenu mon passe temps dans le train.  Le rythme considérablement ralenti… je n’en voyais plus le bout !

Toutefois, les personnages m’ont profondément touchée. Marianne, autant femme que flic, obsédée par l’alarme de son horloge biologique. Angie l’amante éternelle, Papy l’enquêteur solitaire, intuitif et père éternel. Vasile, le psychologue apnéiste et confiant. Malone et son secret. Gouti, le chuchoteur d’histoires… Tous profondément humains. Cohérents, vrais. Avec de beaux défauts et des qualités.

En ce qui concerne l’affaire policière, j’ai fait une tonne d’hypothèses. Et deux que j’ai laissées de côté, se sont révélées proche du dénouement. Attention, je ne veux pas dire que Michel Bussi est prévisible, au contraire, la situation se renverse et il arrive à nous surprendre.

Mais c’est vrai, je n’ai pas été ébranlée par les révélations. Je peux juste dire que j’ai bien aimé ce polar, ce qui est énorme ! C’est un roman féminin contre toute attente et très « maternel ». Jusque dans les petits détails, l’enfant est au cœur des pages.

Une lecture agréable avec un petit must : le site www.envie-de-tuer.com

Les talons aiguilles s’éloignaient déjà, laissant place pour la première fois à des rires. Des rires d’enfants. Et plus fort qu’eux, avec quelques secondes de décalage, les cris d’une mère.
Grossiers, vulgaires. Sans humour, sans tendresse, sans justification, seulement les cris d’un garde-chiourme, comme si la joie de ses gosses était une insulte à sa propre existence, comme si la vie de ses gosses lui appartenait, et qu’elle en disposait, comme des objets. A ranger. A faire briller. A briser, par négligence ou par colère, p.452. 

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