• Young Adult / SF
  • R-jeunes adultes, collection « R »
  • 16 octobre 2014
  • 401 pp

Résumé

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l’espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l’hiver en espérant le retour rapide d’Evan Walker, ou se mettre en quête d’éventuels survivants avant que l’ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège. Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s’abaisser, ni à quelles hauteurs l’humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer… Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

Mon coup d’oeil

Eh bien, eh bien, il a été difficile de me positionner. J’ai eu beaucoup de mal à me laisser porter par la suite. J’avais déjà évoqué la sensation de ne pas être accrochée par l’histoire dans ma chronique du premier tome, il me semble, et cette sensation à perdurer.

Est-ce que l’écriture m’a lassée ? Ou est-ce l’intrigue ? Peut-être les deux, toujours est-il que j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur la première moitié de l’histoire. Heureusement, Ringer m’a captivée et a tenu ma curiosité à bout de bras. De fait, j’ai été très pressée de lire les chapitres la concernant et moins attentive aux autres personnages. Cela a rendu ma lecture un peu plus lente. Par ailleurs, je n’ai pas aimé l’arrivée de Grace et ses liens avec Evan. Chaque moment les évoquant m’a ennuyé. Avec le recul, je suppose que c’était nécessaire pour apprendre certaines choses mais cette raison ne me fait pas changer de point de vue pour autant.

En outre, les émois adolescents de Cassie, s’ils étaient rafraîchissants dans “La 5e vague”, m’ont plus agacée, ici. Mais j’ai passé l’âge, donc je comprends que ses sentiments envers Evan puissent tenir en haleine…

C’est sans doute pour cela que je me suis rapprochée de Ringer, figure féminine beaucoup plus mature et réfléchie qui sera au centre de l’intrigue et qui forcera certaines révélations (si elles s’avèrent vraies, j’ai du mal à faire confiance à Vosch). Maintenant, j’attends le dernier tome pour être sûre du fin mot de l’histoire. Toutefois, si les révélations sont exactes, elles confirment l’une de mes théories pensées lors de la lecture de “La 5e vague”. Et … je me demande bien comment les personnages vont s’en sortir ! C’est ça aussi qui maintient mon intérêt. Car à la fin du livre, j’avoue, Ringer, elle-même, a commencé à m’ennuyer… (je suis une calamité, oui). Mais je lui reste fidèle et j’espère qu’elle aura plus d’un tour dans son sac. De toute manière, Cassie a son rôle à jouer, alors nous verrons bien.

Sinon, “Nuggets” ou “Sams” me pose toujours question. Il me fait même un peu peur. C’est l’enfance désenchantée, bafouée et qui perd confiance… Une enfance dangereuse.

La force de “La mer infinie” se trouve aussi dans ses personnages secondaires. Razor et Megan, par exemple. A eux-seuls, ils résument toute la complexité et l’ ”horreur” de la situation. Ils défient l’humanité pour la faire éclater ?

A la fin de ma lecture, teintée par les attentats de Nice (la porte à côté de chez moi), j’ai fait un parallèle avec le terrorisme que nous vivons, et toutes les questions qu’il fait naître ou renaître en nous. Qu’est-ce que l’humanité si elle est capable du pire mais aussi du meilleur ? Qui a la vision juste et bonne si tout le monde pense être dans le vrai ? Celui qui n’attente pas à la vie ? Mais l’humain lui-même attente aux vies et même à la sienne, consciemment ou inconsciemment. L’humain attente à son fondement même, alors ? Qu’est-ce qu’être humain ?

Une lecture dans la lignée que je finirai, pas un coup de cœur pour autant.

Et le jeu en lui-même, la façon dont chaque pièce apportait son pouvoir individuel à l’ensemble. C’était simple. C’était complexe. C’était à la fois brutal et élégant. C’était une danse, une guerre. C’était un univers limité et éternel. C’était la vie”. (Ringer à propos des échecs).

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