• BD
  • Delcourt
  • 18 janvier 2017
  • 208 pp

Résumé

Maika Demi-Loup est une jeune adolescente qui a survécu au cataclysme de la guerre entre les Humains et leurs ennemis jurés, les Arcaniques. Elle partage depuis lors un lien psychique avec un monstre aux pouvoirs incommensurables. Et ce lien va profondément les affecter tous les deux. Maika se retrouve ainsi au centre d’un conflit séculaire contre des forces issues d’un autre monde, tandis qu’elle continue à chercher des réponses au sujet de son passé.
Mais le monstre qui sommeille en elle commence à se réveiller… et il a faim.

Mon coup d’oeil

Je flânais au « Comic Strips Café » (librairie spécialisée BD/Mangas, mais pas que), quand je suis tombée sur cette magnifique couverture ! L’avis d’un des libraires épinglé sur un exemplaire. Je l’ai lu et je me suis empressée d’acheter l’ouvrage.

C’est vrai que je suis plus mangas, ça me chagrine vraiment, alors je fais des efforts. Je pars à la rencontre de certaines BD (d’ailleurs faudrait que je chronique celles que j’ai déjà lues, ça serait bien !). Bref, ce qui m’a interpellée dans ce volume, c’est le mélange de styles. Comme disait l’avis, on y retrouve plusieurs univers. Essentiellement, le Steampunk et le manga. C’est assez réducteur dit comme ça, mais cette BD foisonne de rappels et d’influences.

J’ai été subjuguée par les illustrations. Et ça commence directement avec le portrait de Maika enchaînée par le cou. L’œil rouge tatoué entre ses seins captive. Tellement, que je n’ai même pas vu le manque qui l’affecte au premier abord, faut le faire tout de même !

Bref.

L’ouvrage est entièrement féminin ! Si je n’avais pas lu les noms de l’auteure et de l’illustratrice et fait connaissance avant ma lecture, je n’aurais pas mis ma main à couper ! Non, je ne retire pas cette blague facile et plutôt pourrie.

Bref.

Profusion de violence, effusion de sang, c’est sûr il ne faut pas s’attendre à une histoire mièvre ! Heureusement, Kippa (la petite renarde) a un côté « Kawaïïï » qui nous fait souffler un peu ! Après réflexion, les éminents personnages sont surtout des femmes (j’en ai l’impression en tous cas). L’histoire est empreinte de puissante magie. J’y ai retrouvé des influences amérindiennes. Maika (Demi-Loup) et Corvin ont un « truc » dans ce goût-là, ainsi que l’évocation de L’Impératrice Shaman.  Il y a des inspirations fortes de l’Egypte antique : hiéroglyphes, la Déesse Bastet pour imaginer « Ubasti » tout comme l’omniprésence des chats. Pour ce dernier aspect, l’inspiration japonaise ne peut être négligée. Tout comme pour la présence des « Kaiju » et des esprits.

Plusieurs mythologies et mystiques s’entrecroisent et se confondent. J’adore ça ! Cette richesse m’a tenue autant que les intrigues de l’histoire. Cependant, je me suis parfois sentie égarée en chemin. Il y a tant de mystères et de secrets. Entre les différentes « races du monde connu », la lutte et la soif de pouvoir font rage. Les monstres ne sont sûrement pas ceux que l’on croit. Maika semble être la clé de l’énigme. Qu’est-ce qui se cache en elle ? Quels sont les enjeux de son existence ? Qui est-elle ?

J’ose espérer que la suite aidera à y voir plus clair.

C’est la fin de ma chronique et j’ai l’impression d’avoir beaucoup parlé pour ne rien dire. J’ai eu beaucoup de mal à mettre des mots sur cette lecture et j’imagine que je veux vous laisser faire votre propre expérience.

En tous cas c’est un ouvrage qui vaut la peine d’être découvert.

Alors, éveillez-vous !

P.S : Ceux qui n’aiment pas les animaux s’abstenir !

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