• Slice of life / Jeunesse
  • Editions Thierry Magnier
  • 17 octobre 2009
  • 47 pp

Résumé

La lune est ronde là-haut.
Le sommeil ne vient pas.
Il serait si bon d’enjamber la fenêtre,
et d’aller à sa guise traverser
le village endormi, deviner,
sur le chemin, les petits bruits
dans l’ombre. Elle donne bien envie,
cette belle nuit d’automne,
de se faufiler au-dehors,
goûter ce qui s’y passe.

La nuit seule est beaucoup plus qu’un petit roman jeunesse, pour moi. La nuit seule est une poésie. Oui, un poème nourri aux instants purs de l’enfance. Réels et imaginaires.

Dans la peau d’un personnage principal, unique, universel, nous voyons, nous entendons, nous sentons, nous ressentons tout. Finalement, ce protagoniste nous incarne plus que nous l’incarnons.

Ainsi, nous redevenons l’enfant, Avec nos envies, nos défis et nos craintes profonds, nous mythifions la nuit. Elle n’en devient que plus vraie. Magnifique.

Englobés par un flot de sensations, l’aventure nous happe. Elle est surtout à vivre, plutôt qu’à lire. Se contenter de tourner les pages ? Nous passerions un peu  à côté de son enchantement.

L’écriture de Hanno n’y est pas pour rien. Elle rend l’expérience forte et magique. Ses mots nous touchent sans détour. Ils nous donnent envie de sortir la nuit, seuls, de sentir l’air frais sur nous, de courir, courir, courir ! Ils se révèlent parfois curieux, ce qui nous donnent envie de les connaître. Nous revenons de cette balade, enrichis.

La nuit seule, vous l’aurez compris, est un énOrme coup de cœur, je le conseille aux enfants comme aux adultes. A lire et relire sans modération !

« […] toutes les maisons ont les volets fermés. Parfois, un rai de lumière filtre entre les lames de bois, indiquant que dedans quelqu’un veille encore. Les gens ont-ils peur de la nuit qu’ils ne veulent pas la voir », p.14. 

Mon coup d’oeil

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