• Polar
  • Pocket
  • 5 septembre 2013
  • 492 pp

Résumé

Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Mon coup d’oeil

Je peux tout de suite vous dire que j’ai préféré Nymphéas noirs à Maman a tort ! Un savant mélange d’art et de suspense. Si vous voulez tenter de percer le mystère, je vous en prie ! Personnellement, je me suis trituré les méninges mais l’auteur nous guide vers de nombreuses fausses pistes, aucune chance pour moi de trouver la clef. Et heureusement !

Une belle écriture, accessible et très documentée. Les lieux sont incarnés, et même si j’ai eu du mal à me représenter la maison de Monet, tout le reste m’était « facile » à visualiser. Je ne peux pas m’empêcher de penser à l’idée narrative principale de Michel Bussi. Elle est simple et géniale.

Une fois le livre terminé, j’aurais voulu le relire tout de suite pour tenter de capter les indices, ces petits cailloux blancs laissés à notre attention pour comprendre l’issue finale…

Les personnages sont très bien dessinés. Dès les premières pages, j’ai ressenti une inimitié pour la vieille femme. Ce personnage principal, totalement énigmatique, à l’air aigri et méchant qui renferme toutes les réponses. Quel est son rôle ? Voilà la question que nous nous posons tout au long de la lecture, et nous serons bien servi, je vous l’assure.
Fanette est mon personage préféré, la promesse de l’enfance. Mais Stéphanie m’a bien agacée. Je l’ai trouvée un peu midinette mais des révélations assez perturbantes sur elle. J’ai changé d’avis !

Les hommes sont présents mais je vous laisse le soin de les découvrir. Finalement, Michel Bussi met les femmes à l’honneur dans ses romans, du moins dans les deux que j’ai lus.

Au sein de trois destins croisés, plusieurs meurtres, « deux » assassins. Une forte intrigue dans un univers artistique que je vous invite à découvrir.

Une belle lecture pour une timide des polars comme moi !

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