• Comédie romantique
  • Pocket
  • 7 janvier 2016
  • 512 pp

Résumé

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?
Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…

Mon coup d’oeil

J’avais déjà vu la couverture de ce livre il y a quelques temps et elle m’avait interpellée tout comme son titre. Mais j’ai différé l’achat jusqu’à ce mois de septembre.

C’est délicat car je respecte toujours le travail d’un écrivain. Je sais à quel point l’écriture demande du temps et des efforts mais l’histoire m’a vraiment déçue ! Je n’y ai vu que des points négatifs ou presque.

La première chose qui m’a mis la puce à l’oreille, le « Délicieusement chaleureux » de Sophie Kinsella sur la couverture (j’avoue ne pas être très fan de ses romans mais j’ai voulu passer outre). Par conséquent, le côté très marketing – merchandising avec toutes les marques de bijoux, de voitures, de vêtements qui éclatent au visage… BEURK !

Ces histoires bateaux d’une fille qui rêve d’une bonne vie, bien rectiligne, d’un amour, d’un travail qui paie bien, de restaurants chics, de beaux appartements, d’un mariage, d’enfants mais qui, par un concours de circonstances, se rend compte qu’elle aspire et correspond peut-être à autre chose, merci bien !

Je ne dis pas que je suis contre, mais là, je n’ai rien ressenti du tout. Polly est sympa mais c’est un personnage un peu plat pour moi. En fait, tous les personnages le son sauf, peut-être, Mrs. Manse finalement.

Des événements téléphonés du début jusqu’à la fin, des dialogues vides voire niais. Parfois, je lisais les répliques et je me disais : « Pourquoi, dit-elle ça ? Dans quel sens, dans quel but ? Ce n’est pas possible ». Et je les relisais pour essayer de comprendre la blague ou le rapport. Rien de très intelligent.

Est-ce un défaut de traduction ? A ce point-là, je ne crois pas.

Et le pire de tout c’est la relation de Polly avec son macareux auquel on attribue des airs et des comportements humains qu’il ne pourrait avoir. Je ne dis pas, un animal peut être un personnage à part entière et nous émouvoir. Ici, j’ai trouvé que sa présence renforçait l’effet mièvre de toute l’histoire.

Il y a peut-être une seule chose que j’ai appréciée – ça me fait vraiment mal de descendre à ce point un livre – c’est l’univers des marins pêcheurs. Les chants et les danses.

En temps normal, j’aurais arrêté la lecture mais pour le site, j’ai souhaité continuer. Il y avait peut-être quelque chose à découvrir ? Eh bien non. Finalement, même si Polly change de vie, elle ne prend pas trop de risques avec son nouvel amour.

En outre, le côté « boulangerie » est sympathique mais sans plus et ce n’est pas avec quelques recettes à la fin du livre que mon regard peut changer sur ce point.

J’ai appris qu’une suite existait, je ne la lirai pas. D’habitude touchée par les bouleversements existentiels, la magie n’a pas opéré. Je préfère mille fois (et plus encore) La Bibliothèque des cœurs cabossés  de Katarina Bivald. J’avais trouvé les personnages forts et profonds. La vie s’y révélait avec éclat et de beaux messages nous étaient donnés.

J’admets qu’on peut vraiment apprécier cette lecture mais ça n’a pas été mon cas. Alors, je vous conseille de chercher d’autres avis si je vous parais trop brutale.

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