• Jeunesse / Historique
  • Gallimard jeunesse, collection « Scripto »
  • 13 octobre 2011
  • 432 pp

Résumé

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais un nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, 17 ans, affiche la même combativité qu’elle.

Mon coup d’oeil

maxAvant de commencer cette oeuvre de Ruta Sepetys, je savais. Je savais que derrière la fiction, il y avait l’authentique vérité. L’authentique Histoire. Je me suis préparée à avoir les mêmes secousses que lors de ma lecture de Max (Sarah Cohen-Scali, Gallimard-Scripto).

Tout était là, criant de véracité. Dans les chairs et dans les cœurs. Sentir la déshumanisation nette et brutale. Lire chaque ligne, peindre les situations et les événements en se disant que “ça a été” et que ça l’est encore… Derrière les pages, on sent, on ressent, on souffre, on pleure, on crie, on respire, on espère, on meurt, on vit.

A l’ombre de nos yeux ignorants, on prend enfin connaissance et conscience de ce que l’humanité a fait, et fait de pire. Et même si l’on sait, on ne s’habitue pas à le lire.

La lecture passe, le temps aussi, et les corps s’amaigrissent, se décharnent. La peur et la douleur sont saisissantes. On se surprend à penser que l’issue finale est donnée et que le personnage le plus désagréable, ce “chauve” rabat-joie est aussi en soi. Mais alors, on observe dans les replis du cœur, la vie. Encore et toujours. Avec cette rage au ventre.

On se sent naïf plus que combatif dans notre foi vivante. Parfois, on se dit que le livre nous épargnera, nous soulagera de l’horreur. On croit à l’existence d’une chance infime, là, dans nos mains, jusqu’à la fin. L’humanité est horrifiante. L’humanité est sublime.

Ce livre, comme d’autres qui révèlent l’Histoire cachée, n’est pas un livre. Il est un cri, un vagissement de l’Humanité, symbole de vie, d’existence et d’amour.

“J’avais à peine seize ans, je n’étais qu’une petite orpheline perdue aux confins de la Sibérie, mais je connaissais la réponse. C’était même la seule chose dont je n’avais jamais douté. Je voulais vivre.”, Chap. 81, p.392

P.S : Cette oeuvre est au cœur d’une lecture commune avec mon amie La plume de Jennifer . C’est elle qui m’a donné l’envie de me lancer dans l’aventure des chroniques. Alors, n’hésitez pas à flâner sur son site et découvrir ce qu’elle propose !

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