• Manga – Fantastique
  • Ki-oon, coll. « Latitudes »
  • 14 janvier 2016 (Tome 1)
    26 mai 2016 (Tome 2)
  • 250 pp (Tome 1)
    237 pp (Tome 2)

Résumé

Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, une collégienne s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. La jeune Chinami se réveille sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines.
Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…
La plume légère et aérienne de Yuki Urushibara, déjà auteur du très remarqué Mushishi, nous dépeint un monde onirique et peuplé de fantômes du passé. Dans ce récit à mi-chemin entre Le Voyage de Chihiro et Quartier lointain, plusieurs générations de personnages tissent une histoire à l’ambiance unique, entre rêve et réalité.

Mon coup d’oeil

J’ai beaucoup de mal à trouver les mots pour décrire cette lecture, mais si je devais en choisir un seul ce serait : sublime !

De par leurs traits fins, justes, légers, les dessins rappellent les estampes japonaises. Les quelques pages en couleurs aquarelles sont superbes. J’ai été séduite par le style et la force insoupçonnée de l’histoire…

Underwater plonge dans des profondeurs inconnues. Un village étrange, un simple rêve ? Un autre monde ? Dans les entrelacs des souvenirs, trois générations se révèlent (et plus encore). L’histoire prend un relief unique avec une puissance mythique dans son soubassement.

Dans la lumière nébuleuse de la mort, c’est la vie qui est en jeu. Mais qu’est-elle ? Sinon, le chemin que l’on choisit de suivre. S’accrocher au passé par culpabilité ? Le taire pour construire son présent et son futur ou le rencontrer et le découvrir pleinement ?

Sumio est le liant entre ces temps de vie, entre les membres de la famille de Chinami. Il personnifie le village immergé, il est le village immergé et bien plus encore.

Entre magie et psychologie, le voyage est somptueux. Il est comme je les aime à frontière de la réalité. Un mouvement et l’ailleurs nous happe, nous submerge, sans qu’on ne connaisse le véritable mot de la fin. Il n’est pas nécessaire.

Underwater nous rappelle que la vie est beauté dans sa poésie et son onirisme. Cruelle, joyeuse, triste. Une kyrielle d’émotions à vivre…

Un bel écho au travail de Hayao Miyazaki et des productions Ghibli, la présentation de ce manga est dans le vrai.

Un de mes mangas préférés, c’est sûr !

J’espère l’avoir défendu comme il se doit. Je reste avec ma sensation de ne pas avoir assez écrit sur lui.

©Signature