• Slice of life / Romance
  • J’ai lu
  • 20 mai 2015
  • 448 pp

Résumé

Billie a 13 ans. Elle n’a connu que les coups et la misère. Un matin, en classe, elle découvre On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset et l’amitié. Sa vie va changer.

Mathilde a 24 ans. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante et, à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie.

Yann a 26 ans. Un soir, il rend service à son voisin de palier qui l’invite à dîner pour le remercier. Au cours de cette soirée, il réalise que sa vie n’a aucun intérêt et qu’il doit tout recommencer.

Trois prénoms. Trois histoires. Trois jeunes gens d’aujourd’hui, déterminés et courageux, qui préfèrent encore se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune.

Mon coup d’oeil

Excepté le très connu Ensemble, c’est tout, je n’ai pas lu d’autres ouvrages d’Anna Gavalda. Mes yeux ont rencontré cette couverture édulcorée dans une librairie, « pourquoi pas ? », me suis-je dit. La quatrième m’a plu. J’ai acheté le livre.

Il est question de trois jeunes personnages, à l’orée de leur vie. Sortis de l’enfance, sans être tout à fait adultes, ils se sont lancés dans leurs vies un peu à l’aveuglette. Entre héritage psychologique lourd, rythme anesthésiant « métro-boulot-dodo » et désillusions, ils nous racontent tous une rencontre. Rencontre qui annonce un changement d’aiguillage, une nouvelle destination.

Au premier abord, j’ai été surprise par la forme de cette œuvre. Elle est découpée en trois parties, chacune traitant d’un personnage. Je m’étais dit en la feuilletant qu’il devait sans doute y avoir un lien entre eux mais il n’en est rien. Il s’agit bien de trois histoires différentes. J’ai appris par la suite qu’il s’agissait de trois nouvelles rassemblées en un livre. J’ai cru que cet aspect allait bloquer ma lecture (puisque je pensais que c’était un roman) mais cela n’a pas été le cas.

Malgré quelques essoufflements en cours de route, j’ai été transportée par ces trois vies. Toutes intéressantes à leur façon. J’ai tout de même eu un coup de cœur pour la dernière histoire, sûrement parce qu’elle a eu fort écho en moi.

Autre petit bémol qui peut freiner la lecture de certains : l’utilisation d’un type de langage particulier. En effet, il est assez familier, surtout dans la première histoire. Bien qu’il puisse être obscur, je me suis laissé apprivoisée au fur et à mesure.

La patte d’Anna Gavalda se ressent dans cette magie de l’ordinaire qu’elle sait si bien manier. J’ai été très heureuse de la retrouver entre mes mains et sous mes yeux.

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