• Slice of life
  • Boîte à Bulles
  • 10 février 2016
  • 128 pp

Résumé

Léa a quarante ans et pas d’enfant. Elle ne peut pas en avoir. Cette situation me convient parfaitement. C’est égoïste, je sais. Mais notre vie sera faite d’imprévus, de découvertes. Et je veux profiter pleinement de cette nouvelle liberté.

Mon coup d’oeil

J’ai beaucoup aimé cette histoire qui, je crois, est autobiographique ou en tous cas en à l’air. Cet homme de 48 ans a déjà eu une vie. Et ce qui lui importe à présent, c’est de sentir la liberté et d’en profiter. La femme qui accompagne cette nouveau départ ne peut pas avoir d’enfant d’un point de vue scientifique. Mais la nature peut faire des miracle. Et quand le doute s’installe dans l’esprit du protagoniste, alors toute la machine se met en branle !
J’ai adoré les dessins ! Magnifiques planches colorées aux différentes houles des émotions. Les nuances sont parfois explosives, c’est très beau. J’ai apprécié aussi les vignettes « internes » comme je les appelle. Les illustrations qui mettent en scènes les processus corporelles, notamment en p. 16 ou en p. 100.
Les personnages sont très bien dépeints psychologiquement. Très « nature », on peut facilement s’identifier.

 » – …T’aurais pas pris un peu de ventre aussi ?
[…]
– T’as vu le tien ?
– Ah non ! Là, c’est parce que je suis plié!
Regarde quand je suis droit j’en ai pas!
… Enfin, pas trop »,
pp. 21-22.

Les moments d’angoisses sont très bien retranscrits aussi et m’on fait pensé à une autre bande dessinée : Le combat ordinaire.

Les « rencontres » avec le frère défunt sont aussi des passages que j’apprécie particulièrement. Ils sont touchants et apportent vraiment du poids à cette histoire. Les coïncidences ou plutôt les synchronicités entre la vie des deux frères sont fortes et on sent toute l’affection, l’affinité qu’il y avait entre eux.

C’est un récit simple, réaliste et bourré d’un humour qui me va très bien. La blague sur le prénom « Aliénor » m’a bien fait rire et au fil des pages, il y a des petites choses qui étirent le sourire ! Notamment, la projection mentale des relations parents-enfants sur la plage, pendant les vacances. Symbolisme d’un certain esclavagisme. Où es-tu liberté ?

En bref, une bande dessinée agréable à lire, dont j’ai aimé le sujet. Elle pose des questions sur l’âge de la paternité, et toutes les responsabilités qu’elle implique. Mais au final, rien n’est plus beau que de voir de nouvelles relations se créer au sein d’une future famille aimante.

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