Je n’ai pas rapporté grand chose de mon séjour à Guernesey. Pourtant, j’ai fait pas mal de choses. Pas le temps de me poser, ni le temps d’écrire, de réfléchir, de penser. J’ai un peu oublié.
Bizarrement, comme un rappel à l’ordre, les événements du jour ont fait que je reste un peu plus longtemps sur Saint-Malo.

Je me suis posée. Pas pour longtemps, une descente sur la plage m’appelle, encore. Je ne me lasse pas des embruns, de la danse du vent dans mes cheveux et sur ma peau. Il est dix heures du matin, c’est tellement calme et savoureux, à ce moment de la journée. Des coureurs, des promeneurs viennent et vont. C’est dimanche.

La mer acquiesce, accepte ce repos, cette sérénité. Le temps est en osmose avec mon atmosphère intérieure.

Mon assiduité est mise à rude épreuve. Le 9 octobre, j’ai fini par flâner dans les rues de Saint-Malo (encore). Avant de tomber sur celle de « La pie qui boit », je suis restée assise au port puis j’ai croisé la maison internationale des poètes et des écrivains… mais n’y suis pas entrée. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Peut-être ne me sentais-je pas légitime ? Je suis passée devant les portes, continuant mon chemin.

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A la fin de mon petit tour, je suis tombée sur un bar tout à fait original : « Le café du coin d’en bas du but d’en face » ! Vous l’imaginez, rien que ce nom a suffi à me happer à l’intérieur.

Une explosion de couleurs. Une explosion de choses, dans tous les coins. Au dessus de nos têtes. Un « ravissant » capharnaüm !

Je me suis posée à une table. Je crois me souvenir d’avoir pris une bière…

Enfin, je suis retournée sur l’étendue de plage avant de retournée à l’auberge et de me préparer pour Guernesey.

Le lendemain, je partais pour Guernesey.

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