• Historique, guerre
  • Dreamworks
  • Steven Spielberg
  • 2h27

Synopsis

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, « Cheval de guerre » raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille…

Mon coup d’oeil

Je n’ai jamais voulu regarder ce film. Ni à sa sortie en salle, ni à la télévision pour ses diffusions inédites. Il date de 2012 et mon grand-père était tombé dessus un après-midi sur une chaîne cryptée. Je crois bien qu’à l’époque, il l’a visionné seul et lorsque ma grand-mère et moi-même avons arrêté nos occupations pour revenir dans le salon, il nous a bien fait comprendre que nous avions raté un « beau film ». Pour autant, je n’ai pas cherché à le voir.

Et là, le 10 novembre 2016, le film est rediffusé. Mon grand-père n’est plus de ce monde. En un sens, m’autoriser à le regarder, c’est me reconnecter à sa mémoire. Comme s’il était encore là, assis sur son fauteuil et moi sur le canapé. Tous deux à partager ce moment. Je suis un peu triste de me dire que j’ai loupé cet échange de son vivant. Mais il était avec moi, vraiment.

Et son avis est le mien. Cheval de guerre est un film magnifique. Différent car il aborde le conflit d’une toute nouvelle manière, ce qui m’a beaucoup plu (je ne suis pas fan des films de guerre). Alors bien sûr, on pourra toujours dire qu’il est rempli de bons sentiments, ou utopique. Je dirai plutôt qu’il est vivant. Cette vie fait espérer et l’espérance fait vivre…

Joey est un cheval unique. Il est le médium entre tous les personnages du film. Je trouve qu’il est un passage pour tous en plus d’être un miroir. L’animal réunit dans le chaos environnant. Il est le pont entre les humanités. La scène du no man’s land est une de celles qui a le plus résonner en moi.

Alors, oui c’est un peu « miraculeux » difficilement plausible dans le contexte de la « der des ders ». Les souvenirs de récits me laissent encore un goût atroce dans l’âme. Cheval de guerre est gentillet. Tant pis, il s’adresse aussi et surtout aux enfants. Puis, les miracles existent, même si le pire de l’Homme est à l’oeuvre.

Un film de « trajectoires ». A voir, si possible en famille. Un très beau moment.

Le petit must, la scène de fin. L’esprit amérindien ?

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