Encore timide,
Le matin luit sur sa peau.
Il tressaille et s’irise.
Il se cache dans ses courbes.
Et je suis là,
tout contre elle.
Éveillé, dans son souffle,
Je vis mais pas assez.
Elle est là,
Nue, abandonnée sur mon corps.
Et je souffre.
Car avec elle, je ne suis qu’à moitié.
Mon âme s’égraine dans le vent,
Liberté.
J’envie.
Bruissements de l’air
contre les vagues,
la coque du bateau fuit.
Ma douce aimante blottie,
Je ne suis plus là.
Délaissée dans nos draps
à moitié froids.
Tu ne pourras jamais y voir
mes larmes sèches,
à présent.


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